Fernande et Régis,
Pastier Cognac (Années 1930)
La renommée mondiale du distillat charentais qu’est le COGNAC, s’est forgé au cours des siècles.
Jusqu’à l’aube des années 1980, les exploitations de notre région ne subissent que très peu de changement. Le travail des vignerons est raisonnablement rémunéré et le plus grand soin est apporté au vignoble. Durant ces dernières décennies, nous avons assisté à la disparitions des petites exploitations familiales agrandissant et industrialisant toujours plus les propriétés restantes.
Durant plusieurs siècles, nos ancêtres ont porté le nom de notre village « GODINAUD ». Pour leur consommation privée, à l’image des vignerons charentais d’antan , nos aïeux élaboraient leur mistelle. Ils cultivaient les coteaux des villages des Godinauds et de l’Haumont renommés localement pour produire des jus de raisins d’une qualité rare grâce à leur exposition favorable, sur le versant Ouest de la vallée de la Charente au Nord de l’Angoumois.
Vers 1870 le phylloxéra détruisit les vignes en quelques années. Ici, lieu d’origine de son épouse ZULMA, Victor PASTIER originaire d’Angeac-Charente, fut à la fin du XIXème siècle parmi les premiers vignerons charentais à replanter leur vignoble familial et fit l’acquisition en 1896 de nos chais actuels.
A l’aube des années 1960, Régis PASTIER (né en 1932 à Segonzac) créa notre marque, les produits de la marque PASTIER sont issus de ces mêmes parcelles.
Un bon résultat commence dans la vigne, c’est pourquoi alors qu’il n’était pas encore plébiscité par les défenseurs de l’environnement et de la santé, nous avons toujours procédé au décavaillonnage (méthode de désherbage sans chimie) et aux vendanges manuelles pour préserver la qualité des jus de raisins qui nous permettent d’élaborer notre COGNAC et dans son sillage l’apéritif PASTIER afin de vous proposer aujourd’hui des produits de vieilles qualités dignes de ceux existants avant l’industrialisation de la viticulture.
Ancienne Gamme,
Pastier Cognac (Années 1970)
Cyril PASTIER
Lors du pallissage d’une plantation de Montils (cépage Charentais endémique)
Nous procédons au décavaillonnage (méthode de désherbage sans chimie) dans le but de respecter nos sols et leur écosystème. Ainsi, la faune et la flore de nos parcelles restent vivantes et s’auto-régulent naturellement, préservant les levures indigènes à l’origine de la fermentation de nos vins de distillation et nous épargnant l’usage des levures de synthèses.
Vignes après le décavaillonnage des inter-ceps en été.
Le désherbage sans chimie.
Benne de grappes entières au soir d’une journée de vendanges manuelles. (Années 1990)
Régis PASTIER au pressoir vertical (Années 1990)
Chai de vieillissement.
Les parcelles favorablement exposées, sélectionnées en vue de produire l’apéritif PASTIER offrant des raisins très riches d’arômes, c’est selon nos expériences à 18%vol que son équilibre est atteint, le temps passé sous bois lui apporte l’homogénéité et la douceur qui le distingue.
Parce qu’un spiritueux raconte toujours plus qu’une bouteille : il porte la mémoire de ses vignes.


